Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Le billet de Richard Prasquier - La mémoire de la Shoah : Un voyage en Pologne

02 Juin 2022 | 119 vue(s)
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France

INTERNATIONAL - Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats.
Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats. Rappelons à ce sujet qu'une campagne BDS -pour Boycott-Désinvestissement-Sanctions- tente de s'implanter en France, en incitant à boycotter les personnes et les produits provenant de ce pays. Expliquons.


Artcile publié dans le Huffinghton Post http://www.huffingtonpost.fr/marc-knobel/boycott-produits-israeliens_b_7...

Un entretien entre Marc Knobel et Michaël de Saint Cheron, philosophe des religions.

Marc Knobel livre une analyse de l'opinion publique à l'égard de l'antisémitisme et d'autres sujets (avant et après les attentats de Janvier 2015).

Franck Guillory, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires s'est rendu à Auswithz en Avril dernier, il nous raconte son expérience et ses souvenirs dans un article publié sur son blog.

Compte-rendu d'un magnifique livre de Benjamin Stora qui raconte son enfance juive à Constantine.

 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

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Actualité

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

Pourquoi dans cette affaire, est-ce Bensoussan qui seul est poursuivi en justice et non pas simultanément Smaïn Laacher ?

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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Nous étions une vingtaine, famille et amis, venus de France et d’Israël à voyager sur les lieux de la Shoah en Pologne. C’était la première fois, parmi mes nombreuses visites, que je m’y trouvais avec trois de mes enfants et aussi une petite fille, quatrième génération. Ce passage de témoin a prolongé ce que j’avais reçu des survivants que j’ai eu la chance de connaître. Leurs noms, célèbres ou inconnus, vivent dans mon souvenir, non seulement par leur histoire mais par leur profonde humanité.

J’utilise ce mot à dessein, car le déni d’humanité fut le crime absolu des nazis. Fin 1940, l’ignoble Hans Frank, docteur en droit et gouverneur de la Pologne, déclarait qu’il n’avait pas encore pu supprimer tous les poux ni tous les Juifs, mais qu’avec le temps, il espérait y arriver. Ses complices ont presque réussi. Début novembre 1943, les nazis fusillent 43 000 Juifs dans trois camps de travail du district de Lublin. C’est la sinistre « Fête des moissons », qui marque la fin de l’Action Reinhard destinée à exterminer les Juifs du Gouvernement général de Pologne (dont Auschwitz ne fait pas partie). Treblinka et Sobibor viennent d’être démantelés, Belzec l’a été quelques mois auparavant : il n’y a plus de Juifs à gazer ; les très rares survivants s’épuisent dans quelques camps résiduels travaillant pour l’armée allemande, ou cachés parmi ceux qu’on appelle les Aryens.

L’extermination est au centre de la monstruosité nazie. En dehors des rarissimes personnes sorties vivantes des fosses parmi les cadavres fusillés, elle n’a pas laissé de témoin, sauf les Sonderkommandos dont les quelques survivants provenaient des révoltes de Treblinka et Sobibor ou du désordre accompagnant l’évacuation du camp d’Auschwitz. Les déportés qui, en témoignant, ont accompli un travail admirable, ont pris garde de souligner que eux-mêmes n’étaient pas entrés dans « le ventre de la Gorgone », pour reprendre l’expression de Primo Levi. Il n’empêche : l’auditeur est ému par l’histoire d’une victime, qu’elle ait été tuée ou qu’elle ait survécu, mais pas par une statistique, les millions de morts. Pour bien des visiteurs, Auschwitz fut un camp où les déportés ont souffert, et où beaucoup sont morts. Mais la grande majorité des Juifs qui y furent assassinés n’y ont même pas pénétré, et Belzec, Treblinka; Sobibor et Chelmno ne sont pas des camps mais des usines de mort. Il faut deux jours pour lire les 70 000 victimes parties de France, mais il faudrait six mois pour lire  tous les noms des Juifs assassinés au cours de la Shoah.

Les historiens ont dû lutter contre le négationnisme ; leur travail fut méticuleux et humiliant. Une porte qui fermait du mauvais côté, car elle avait été négligemment replacée après la guerre, et les négationnistes concluaient que la Shoah n’avait pas eu lieu.

Cette période est probablement - je dis probablement - révolue. Mais nous vivons au temps de l’amalgamisme. Accuser ses ennemis d’être pires que les nazis est devenu banal. Si le rejet du pass sanitaire et la guerre en Ukraine en fournissent des exemples caricaturaux, c’est Israël qui en est la cible habituelle. Double avantage, on délégitime son existence et on le dessaisit de l’insupportable « bénéfice » narratif de la Shoah. Mais l’amalgame victimaire repose aussi sur les bons sentiments. Une visite d’Auschwitz trop brève, insuffisamment documentée et sans mise en perspective pourrait même faciliter la confusion mémorielle.

L’antisémitisme qui attribue aux Juifs les desseins les plus noirs est la supercherie, le « hoax », la plus sanglante de l’histoire. Les nazis présentaient l’extermination comme une défense préventive et se félicitaient de ne pas céder aux mièvreries compassionnelles. Mais l’extermination des Juifs n’est que la limite ultime de toutes les idéologies qui admettent l’assassinat collectif comme une conséquence nécessaire, éventuellement regrettable, de l’avènement d’une morale à finalité supérieure. On y retrouve le fanatisme religieux meurtrier, dont l’islamisme radical est la figure contemporaine, mais aussi les utopies révolutionnaires des « lendemains qui chantent ».

Il s’agit pour les tenants de notre petite morale banale mais qui englobe l’humanité tout entière de ne pas transiger, de ne pas se bercer d’illusions sur une hypothétique conversion à nos valeurs de démocratie et de liberté et de maintenir les rapports de force malheureusement indispensables.

Ne jamais oublier non plus qu’il n’y a pas des masses d’être humains désincarnés dont on pourrait se débarrasser comme on élimine des poux, mais qu’il y a un homme, un autre homme et encore un autre…

La femme, bien sûr, étant le propre de l’homme…

Richard Prasquier

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