Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Le billet de Richard Prasquier – Boualem Sansal

05 December 2024 | 142 vue(s)
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Actualité

Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

Les femmes, Daech et le Djihad
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19 November 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Des visages sur nos morts
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14 November 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Virginie Guedj-Bellaïche's picture
#JeNaiPasPeur
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14 October 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

Je suis Israélien, je suis Charlie
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13 October 2015
Catégorie : Actualité

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Réaction suite à la nomination de l'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de L'Homme.

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Olivier Rafowicz's picture
Tel Aviv sur Seine
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12 August 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Un bébé palestinien a été brûlé vif et ses parents ont été grièvement blessés vendredi lorsque des extremistes israéliens ont mis le feu à leur maison en Cisjordanie.
Un acte abominable , Israel doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éliminer le terrorisme juif.
 

Iran's Ayatollahs were behind the bloody attack that hit the Jewish community center in Buenos Aires in 1994 that killed 84 and injured 230.

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Droit de réponse
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19 June 2015
Catégorie : Actualité

Hier Joel Amar nous a fait part de son analyse de la tribune d'A.B Yehoshua publiée dans Libération le 17 Juin dernier " Du bon usage du Boycott d'Israel".

Aujourd'hui, nous publions le " Droit de réponse " d' Alain Rozenkier, Président de " La Paix Maintenant"

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

Viralité des messages, impunité des auteurs, Marc Knobel a choisi de faire le constat de la haine sur internet et de la responsabilité des réseaux sociaux.

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Retour sur les lieux du Crime
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29 April 2015
Catégorie : Actualité

« Ne pas témoigner serait trahir», Pierre Laurent, journaliste, a participé à la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie le 19 avril dernier. Article publié dans l'Est Républicain.

 

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Opinion

Par Chloé Blum

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

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Boualem Sansal a été arrêté le 16 novembre par la police algérienne, il est détenu pour atteinte à la sûreté de l’État, une incrimination particulièrement grave et je veux exprimer mon admiration pour cet homme qui a fait de la liberté d’expression et de critique sa boussole de vie.

En Algérie, la crise que vit la France démocratique d’aujourd’hui est inenvisageable. C’est un pays où l’armée a le pouvoir, dont elle délègue l’apparence à un Président, Abdelmadjid Tebboune, élu il y a deux mois soi-disant par 95 % des votants, un chiffre qu’il a lui-même demandé qu’on le diminue pour le rendre plus présentable à l’international. La commission de contrôle a obligeamment baissé à 85 % et ce pourcentage fabriqué ne tient de toute façon pas compte de l’abstention massive, comme en Kabylie.

Cet État qui risque de ressembler à celui de Orwell, Sansal en a décrit une dystopie terrible en 2018 dans son livre, 2084 ou la fin du monde. Il fait face avec la seule arme dont il dispose, sa plume.

 

Comme Soljenitsyne avant lui, il a fait des études scientifiques. Chacun d’eux a puisé dans ses expériences personnelles et a commencé à écrire tard, à plus de quarante ans pour le Russe, qui avait passé huit ans au goulag, à près de cinquante pour Sansal qui comme haut fonctionnaire au Ministère de l’Industrie a pu approcher quelques-uns des secrets de la décennie noire de lutte contre l’islamisme, une période dont il est aujourd’hui encore interdit de débattre, ce qui a valu à Kamel Daoud le déchaînement de la presse algérienne après son Prix Goncourt.

 

Inutile de dire que Boualem Sansal, après Le Serment des Barbares, son premier roman, en 1999, qui mettait le doigt sur les non-dits tragiques de la période, a quitté son poste et est devenu écrivain à temps plein.

En 2012, son livre, Rue Darwin, avait reçu le Prix du Roman arabe. Les ambassadeurs des pays arabes avaient réclamé son annulation. Le jury a maintenu son choix et Gallimard a organisé une cérémonie. C’est alors que j’ai fait sa connaissance. Sansal m’a invité en tant que Président du Crif, probablement parce que, après les assassinats de Toulouse, il voulait montrer qu’il y avait une autre Algérie que celle d’où était originaire le meurtrier. Je lui ai demandé s’il ne craignait pas qu’on le considère comme un suppôt du Crif, il m’a répondu qu’il n’en avait cure, bien au contraire. J’ai été impressionné.

Le héros de la rue Darwin, revenu de loin dans son Algérie natale à laquelle le rattache le souvenir ambivalent d’une mère adoptive mystérieuse, proche et lointaine à la fois, donne peut-être la clef de l’acharnement de Boualem Sansal à rester dans son pays, et à y témoigner malgré les menaces.

 

L’accusation de sionisme, une accusation qui vaut anathème, est continuellement lancée contre Boualem Sansal en Algérie. « Marionnette du Crif », ou « du Crif et de la Licra » en sont deux variantes classiques.

 

Rappelons qu’il y avait en Algérie des Juifs longtemps avant qu’il n’y eût des Arabes sur les terres que ce pays revendique aujourd’hui pour la Palestine. Il n’y en a plus aucun et l’Algérie, prompte à réclamer des Français une repentance sans circonstances atténuantes, n’a aucun état d’âme sur la disparition des Juifs de son territoire.

Dans certains sites soutenus par le régime, comme « Algérie patriotique », l’Algérie est présentée comme La Mecque de l’anticolonialisme, un phare pour le monde et la cible d’une nouvelle guerre menée par le lâche et génocidaire ennemi sioniste.

Cette rhétorique guerrière est commune aux hiérarques militaires et aux dignitaires religieux qui, malgré les terribles conflits du passé, se partagent le pouvoir et la rente pétrolière.

Afficher sa sympathie pour Israël nécessite dans ces conditions un courage exceptionnel.

Dans le livre, Le village de l’Allemand, un officier SS est devenu héros de la lutte anti-coloniale. Si en 2008, cette comparaison paraissait saugrenue à certains, on comprend mieux aujourd’hui en Occident, et notamment depuis le 7-Octobre, pourquoi Boualem Sansal établissait un lien entre la barbarie nazie et l’islamisme radical.

Il fallait évidemment délégitimer cette réflexion en la déclarant sioniste…

 

Il y a donc 25 ans que Boualem Sansal critique le régime algérien. Que s’est-il passé pour qu’il soit arrêté le mois dernier ?

 

Boualem Sansal avait déclaré récemment dans le media « Frontières » que l’Algérie n’avait pas été un véritable État et que ses confins occidentaux d’aujourd’hui avaient été des terres marocaines. D’où l’accusation de collusion avec l’ennemi, en l’occurrence le Maroc, ou plutôt la coalition néo-coloniale anti-algérienne dont le roi du Maroc est un serviteur et dont la France est un agent.

La presse se déchaîne contre la France et son Président, d’autant plus attaqué qu’il a multiplié les mots et les gestes pour câliner l’Algérie, dernièrement un épisode particulièrement maladroit du « en même temps », où venant d’affirmer son soutien aux revendications marocaines sur le Sahara occidental, Emmanuel Macron reconnaît que le dirigeant historique du FLN Larbi M’Hidi avait été pendu en 1967 par les Français et qu’il ne s’était pas suicidé, comme il était prétendu. « Entourloupette, coup de com’, un crime sur un million » ont été parmi les réactions des Algériens qui apprendront trois jours plus tard que le Goncourt revient à Kamel Daoud pour un livre sur la guerre civile algérienne, sujet tabou entre tous…

Il était dès lors tentant en arrêtant Boualem Sansal, devenu récemment citoyen français, de narguer notre pays dont la diplomatie peine à établir un rapport de force avec l’Algérie aussi bien du fait du passé que de la crainte que le régime ne mobilise les Français musulmans d’origine algérienne et que les Russes ne s’y installent. Tebboune n’a-t-il pas déclaré récemment que Poutine est un « bienfaiteur de l’humanité » ?

Nul ne sera par ailleurs étonné du silence de La France insoumise (LFI), dont la mythologie mélenchonienne est celle-là même que proclament les dirigeants algériens qui depuis des décennies ont mis leur pays en coupe réglée et dont l’admirable Boualem Sansal est aujourd’hui l’otage.

 

 

Richard Prasquier, Président d’honneur du Crif

 

 

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