Pendant la Seconde Guerre mondiale, Moissac, une petite ville du Sud Ouest de la France a abrité une maison d’enfants juifs. 500 enfants venus de tous les coins d’Europe y ont été recueillis. Tous ont échappé à la barbarie nazie. Étonnamment, ce qui s’est passé à Moissac est largement resté hors des livres d’histoire, hors aussi de la mémoire collective. Et pourtant, pour que le pire n’advienne pas ici, il aura fallu que la force et le courage de Shatta et Bouli Simon, ce couple d’éclaireurs israélites dirigeants de la maison soient relayés par le soutien et le silence de toute la ville.
Ces 27 et 28 avril 2013, deux journées de rencontres et de débats visent à comprendre, faire connaître et reconnaître le rôle majeur de cette ville de Moissac pendant cette période. Jean-Claude Simon et Annie-Claude Elkaïm, interviewée par la Revue Civique, sont les organisateurs de l’événement, placé sous l’égide du président de la République, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la ville de Moissac et le Crédit Mutuel.
Jean-Claude Simon est le fils aîné de Shatta et Bouli Simon. Né juste avant la guerre, il a vécu dans « la maison d’enfants » de Moissac et au Moulin. Après ses études de médecine, Jean-Claude Simon a mené sa carrière de cardiologue à Paris.
Annie-Claude Elkaïm est journaliste et réalisatrice. Elle a notamment présenté, entre 2003 et 2012, les soirées « Thema » de la chaîne ARTE. Elle est l’auteure de nombreux documentaires. Moissagaise d’adoption, elle travaille à faire connaître cette période de l’histoire de la ville. Ensemble, ils ont créé l’association « Moissac, ville de Justes oubliée »