Voitures incendiées, fenêtres et vitrines cassées, jets de pierre sur la police et les pompiers: le scénario, connu en France ou en Grande-Bretagne, constitue un vrai choc pour la Suède, plus habituée à être désignée comme un exemple de justice sociale et d'intégration.
Ces émeutes ont démarré dimanche 19 mai 2013 à Husby, une banlieue située au nord-ouest de Stockholm. Mercredi soir, après trois nuits d'agitation, les violences ont gagné d'autres banlieues situées, cette fois-ci, au sud de la capitale suédoise. Dans la ville d'Hagsätra, un agent de police, sérieusement blessé à la tête par un jet de pierre, a dû être hospitalisé. Plusieurs bâtiments, dont un restaurant et un commissariat de police, ont été incendiés, s'ajoutant aux écoles et centres culturels dégradés depuis dimanche. Les pompiers de la ville, appelés sur plus d'une centaine d'incendies et souvent ralentis par les violences, se sont dits «dépassés» par les événements. L'appel au calme lancé mardi par le premier ministre de centre droit, Fredrik Reinfeldt, qui demandait aux «parents et aux adultes» d'agir pour éviter de nouvelles violences, n'a toujours pas été entendu.