La récente réunion du Congrès Juif Mondial à Budapest a été l’objet d’une importante médiatisation et d’une protection policière sans précédent, la question de l’antisémitisme en Hongrie étant dans l’esprit de tous les participants. Le président (réélu) du Congrès Juif Mondial, Ronald Lauder, avait émis dans un journal allemand des paroles très critiques vis-à-vis du Premier Ministre hongrois, Viktor Orban ; il a récidivé à la suite du discours du Premier Ministre devant les délégués, pour atténuer ces critiques en fin de congrès. Pourquoi ce malaise ?
J’ai à plusieurs reprises au cours de mes années à la Présidence du CRIF exprimé mes désaccords et parfois mes colères vis-à-vis d’un Consulat général de Jérusalem dont je considère, pour m’exprimer diplomatiquement, qu’il a plusieurs fois dépassé les limites de l’objectivité qu’on pouvait espérer dans son appréciation de la situation locale.
Au cours d’un voyage de 48 heures à Washington, j’ai participé à la commémoration du 20e anniversaire du Musée de l’Holocauste et au centième anniversaire de l’ADL (Anti Defamation League) où je suis intervenu avec le Président sortant de la Daia (Délégation des Associations juives argentines) et la Directrice générale du Conseil des Juifs d’Afrique du Sud au sujet de l’évolution du judaïsme dans le monde.
Avec René Taieb, qui le connaît bien, nous avons hier rendu visite à l’hôpital au Rabbin agressé le 23 avril tôt le matin devant la synagogue Beth El, rue Saulnier, dans le 9e ardt de Paris. Il a subi une intervention chirurgicale et son état physique n’inspire plus aucune inquiétude. Il a eu beaucoup de chance, car la description de son agression est impressionnante : venant de derrière lui, quelqu’un lui ferme brusquement les yeux pendant qu’un instrument coupant tranche sa gorge, « comme au cours d’une shehita » (abattage rituel). Il s’échappe vers la synagogue pendant que son fils, qui sera légèrement blessé, affronte l’agresseur qui sera ultérieurement immobilisé par des témoins. Il n’a entendu aucun cri, aucune injure, aucune revendication.
Ce matin je suis à Varsovie où une délégation du CRIF va participer à la commémoration du 70e anniversaire de la révolte du ghetto, ainsi qu'à l'inauguration du Musée des Juifs de Pologne. Hier j’étais à Jérusalem où les participants à la Marche des Vivants de retour de Pologne fêtaient Yom Haatzmaout devant le Mur du Temple. Ces jeunes, venus d’Israël et de la Diaspora, je les avais déjà accompagnés la semaine dernière lors de l’hommage à Ben Gourion à Płońsk.
Je me suis déjà exprimé sur les événements récents de l'"affaire" Bernheim, qui nous bouleverse à de nombreux titres, et je ne vais pas y revenir dans le détail. On trouvera dans ce journal le communiqué que le CRIF a fait paraître, ainsi que plusieurs articles sur ce sujet. Nous pensons que la solution qui résulte de la réunion avec le Conseil extraordinaire du Consistoire Central est la plus sage possible.
Płońsk, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Varsovie, à ne pas confondre avec son historique voisine Plock, ancienne capitale des ducs de Mazovie, est jumelée à Sde Boker dans le Néguev. Et pour cause. C’est dans un panorama grandiose, totalement différent de la plaine polonaise de son enfance, qu’est mort à 87 ans le plus célèbre citoyen de Płońsk, David Gryn, dit Ben Gourion, qui y est né en 1886.
Je suis bouleversé, et nous sommes nombreux à l'être, par les développements publics et les révélations successives qui mettent en cause l'image de notre Grand Rabbin de France.
La visite de cinq imams israéliens en France, que le CRIF a reçus au cours d’une rencontre passionnante à laquelle a participé une délégation d’imams français dirigée par Hassen Chalgoumi, est un événement exceptionnel.
Dans une revue de presse publiée le vendredi 29 mars 2013, la Newsletter du CRIF signalait que le cinéaste israélien Yariv Horowitz, en lice au Festival international du film d’Aubagne, pour son long métrage « Rock the Casbah » avait été « agressé et battu pas un groupe d’individus » qui l’avaient « projeté à terre et lui avaient donné des coups de pieds ».