C'est devant un mur de micros qu'Hassan Rohani, qui vient d'être élu à la présidence de l'Iran a présenté son administration étiquetée « Prudence et Espoir ».
Les réactions à la nomination de Rami Hamdallah, doyen de l'université al-Najah de Naplouse, au poste de Premier ministre palestinien varient, mais restent le plus souvent prudentes, car il s'agit d'un universitaire peu connu sans expérience politique. Examiner ce qu'a pu être l'attitude de son université vis-à-vis d'Israël depuis qu'il la dirige aidera sans doute à cerner le personnage. Or, il y a matière à s'inquiéter. Un exemple : elle y avait hébergé une exposition à la gloire de l'attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem.
Si Israël a multiplié les signaux pour indiquer qu'il n'entend guère intervenir dans le conflit syrien ni soutenir les rebelles qui le « haïssent plus encore qu'Assad », mais frappera toute arme destinée au Hezbollah ou présentant un danger mortel, Bahsar al-Assad, lui répond qu’« Israël est le véritable ennemi » qui « soutient les terroristes » et que « la pression populaire monte en Syrie pour ouvrir un front de résistance sur le Golan », pression venant aussi du monde arabe en général. Ceci dans une interview accordée à la télévision du Hezbollah le jour de ce qui est présenté comme l'anniversaire « de la victoire » du mouvement terroriste contre Israël.
À un mois de la Conférence de paix prévue sur la Syrie, face à une situation des plus fluctuantes et préoccupante et la perspective de voir le Liban entrainé dans le conflit existant en raison d'attaques contre des bastions du Hezbollah, le ministre de la Défense israélien, Moshe Yaalon, ne voit pas actuellement en Assad un danger pour Israël. Mais il lance un avertissement : si des missiles russes S-300 étaient livrés à la Syrie, « Israël saurait quoi faire ».
Pendant plus de douze ans, ce sont des initiatives individuelles qui se sont attachées à contester dès le départ le reportage diffusé en septembre 2000 par France 2 affirmant que des tirs nourris venant d'une position israélienne avaient causé la mort d'un enfant et grièvement blessé son père. Cela paraissait impossible au vu, respectivement, de l'emplacement de cette position et de l'endroit où se trouvaient Mohamed et Jamal Al-Dura. Accusation provoquant une vague d'antisémitisme qui perdure. Il y eut nombre de procès à la clef. Aujourd'hui c'est Israël qui accuse France 2, après la remise du rapport d'un Comité ad hoc initié par Benjamin Netanyahu. Je me souviens d'une affaire suivie dès le départ.
Le quotidien Al-Quods-Al-Arabi rapporte qu'un groupe d'émeutiers qui tentaient de pénétrer dans l'ambassade d'Israël à Amman dans la nuit du 8 au 9 mai a été repoussé par les forces de l'ordre. Parallèlement le gouvernement du royaume hachémite demande une réunion d'urgence de la Ligue arabe pour condamner « les agressions israéliennes répétées contre la mosquée al-Aqsa et Jérusalem occupée », selon l'agence de presse jordanienne Petra. Le tout dans la foulée des troubles sur le Mont du Temple et de l'arrestation du Mufti de la mosquée, relâché depuis.
La caricature antisémite publiée sur la page Facebook d'un groupe tunisien militant contre « l'expansion salafiste wahhabite » pourrait être qualifiée de « classique ». Mais sous les traits d'un rabbin maléfique aux airs de rongeur on découvre le prédicateur salafiste qatari Quaradawi. Celui-là même qui avait été interdit de territoire français lorsqu'il avait été invité par l'UOIF. C'est qu'un des thèmes apparus dans les bouleversements du monde arabe est l'existence de ce qui serait un « complot américano-israélo-wahhabite » fomenté contre les dirigeants laïques des pays arabes.
Non seulement l'Autorité palestinienne verse-t-elle des « salaires » conséquents aux terroristes palestiniens jugés, condamnés et emprisonnés, mais elle s'en targe et en fait une priorité, les considérant comme ses fonctionnaires. Dès lors continuer à lui verser l'argent des contribuables pour, de fait, encourager le terrorisme est-il légitime ? C'est la question que pose l'ONG Palestinian Media Watch et nombre de Parlementaires. Une question que devraient se poser, semble-t-il, tous les Parlementaires des pays démocratiques donateurs.
En octobre 1984 Ron Levy et Revital Seri, tous deux étudiants à l'Université Hébraïque de Jérusalem, faisaient une randonnée dans un wadi près de Jérusalem. Armé d'un fusil qu'il avait volé à un soldat, un Palestinien les avait attaqués, ligotés, avait tiré sur eux à bout portant, les tuant. Jugé, il a été condamné à vie par deux fois. Aujourd'hui Mahmoud Abbas, les ministres de la Culture, des Affaires des prisonniers de l'Autorité palestinienne ou le gouverneur de Ramallah encensent l'assassin, le qualifiant de héros et sa mère dit sa fierté.
La culpabilité du Hezbollah dans l'attentat de Burgas en Bulgarie ne fait plus aucun doute, notamment depuis la récente condamnation d'un membre de l'organisation terroriste chiite libanaise à Chypre. Pourtant, avec en tête une France et une Allemagne timorées, l'Union européenne ne se décide toujours pas à inscrire le « Parti de Dieu » libanais sur sa liste des organisations terroristes. Une réalité et un moyen efficace d'en freiner les dangers grâce aux incidences d'une telle inscription. De retour du Moyen-Orient, le ministre canadien John Baird, presse donc à nouveau l'UE à s'aligner avec son pays, entre autres.