Yonathan Arfi

Président du Crif, un militant juif et citoyen

Blog du Crif - Hanouka ou la victoire de l'impossible

01 December 2021 | 127 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Gil Taïeb's picture
Nous sommes debout
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03 April 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

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Nous pourrions raconter l'histoire de Hanouka comme celle d'un petit village gaulois qui résiste à l'envahisseur romain, sauf que les gaulois sont juifs et les romains sont grecs.

La fête de Hanouka, qui commence ce soir, symbolise pour les Juifs la célébration de la résistance à la fois spirituelle, culturelle et militaire à l'oppression grecque d'Antiochus IV. Peu nombreux mais déterminés, les Maccabées ont démontré que l'ordre naturel des choses peut toujours être renversé.

Hanouka n'est pas la fête la plus importante du judaïsme. Mais elle a légué à l'histoire juive un principe de vie, qui nous guide jusqu'à aujourd'hui : le refus obstiné du fatalisme. Les Juifs ne peuvent se permettre le luxe du défaitisme. Nous sommes condamnés à croire en l'impossible.

Il y a dans le dialogue entre le génie français et l'âme juive, cet attachement partagé à l'esprit de résistance. Quitte à devoir repousser les limites du possible.

On prête parfois à Napoléon, l'expression "Impossible n'est pas français!". Nous, Français juifs, complétons cette maxime en rappelant chaque année à l'occasion de Hanouka : "Ness Gadol Haya Sham" ("un grand miracle a eu lieu là-bas"), pour signifier que rien n'est joué d'avance.

Comme dans toutes les histoires de résistance, il s'agit à la fois d'un message aux siens et d'un message au monde. Si Hanouka célèbre la persévérance juive dans l'Histoire, elle  affirme dans le même temps la victoire des Lumières contre l'obscurantisme.

A l'heure où les périls identitaires montent sur nos sociétés et où la haine des Juifs, où qu'ils vivent, semble s'être décomplexée, rappelons nous ainsi collectivement de la leçon de Hanouka : il ne tient qu'à nous d'éclairer notre chemin.

Bonnes fêtes de Hanouka à tous!

 

Yonathan Arfi, Vice-président du Crif