L'un des plus grands procès de néonazis de l'Après-guerre s'ouvre lundi en Allemagne, après une série de neuf meurtres xénophobes perpétrés en 2007. Stéphane François, spécialiste des mouvements d'extrême droite, revient pour Metro sur le parcours de la cellule Clandestinité national-socialiste (NSU).
Entre le 9 septembre 2000 et le 6 avril 2006, huit citoyens turcs ou d'origine turque et un homme grec sont assassinés. Cybercafés, épiceries, kebabs : les meurtres ont lieu à travers toute l'Allemagne. L'arme est toujours la même, pourtant la police tardera à faire le lien entre les crimes et à mettre au jour leur caractère xénophobe. Ce sont pour ces assassinats que Beate Zschäpe, est jugée à partir de lundi, à Munich, dans l'un des plus grands procès de néonazis de l'Après-guerre. Membre et co-fondatrice de la cellule néo-nazie Clandestinité national-socialiste (NSU) - prônant le suprématisme blanc - elle comparaît comme seule meurtrière présumée. Ses deux acolytes Uwe Böhnhardt et Uwe Mundlos, se sont en effet donnés la mort en 2011. Le procès pourrait durer deux ans et demi. Stéphane François, chargé de recherche au CNRS et spécialiste des idéologies radicales, revient pour Metro sur les grands axes de cette affaire qui secoue l'Allemagne.