Pendant plus de douze ans, ce sont des initiatives individuelles qui se sont attachées à contester dès le départ le reportage diffusé en septembre 2000 par France 2 affirmant que des tirs nourris venant d'une position israélienne avaient causé la mort d'un enfant et grièvement blessé son père. Cela paraissait impossible au vu, respectivement, de l'emplacement de cette position et de l'endroit où se trouvaient Mohamed et Jamal Al-Dura. Accusation provoquant une vague d'antisémitisme qui perdure. Il y eut nombre de procès à la clef. Aujourd'hui c'est Israël qui accuse France 2, après la remise du rapport d'un Comité ad hoc initié par Benjamin Netanyahu. Je me souviens d'une affaire suivie dès le départ.
Le quotidien Al-Quods-Al-Arabi rapporte qu'un groupe d'émeutiers qui tentaient de pénétrer dans l'ambassade d'Israël à Amman dans la nuit du 8 au 9 mai a été repoussé par les forces de l'ordre. Parallèlement le gouvernement du royaume hachémite demande une réunion d'urgence de la Ligue arabe pour condamner « les agressions israéliennes répétées contre la mosquée al-Aqsa et Jérusalem occupée », selon l'agence de presse jordanienne Petra. Le tout dans la foulée des troubles sur le Mont du Temple et de l'arrestation du Mufti de la mosquée, relâché depuis.
La caricature antisémite publiée sur la page Facebook d'un groupe tunisien militant contre « l'expansion salafiste wahhabite » pourrait être qualifiée de « classique ». Mais sous les traits d'un rabbin maléfique aux airs de rongeur on découvre le prédicateur salafiste qatari Quaradawi. Celui-là même qui avait été interdit de territoire français lorsqu'il avait été invité par l'UOIF. C'est qu'un des thèmes apparus dans les bouleversements du monde arabe est l'existence de ce qui serait un « complot américano-israélo-wahhabite » fomenté contre les dirigeants laïques des pays arabes.
Non seulement l'Autorité palestinienne verse-t-elle des « salaires » conséquents aux terroristes palestiniens jugés, condamnés et emprisonnés, mais elle s'en targe et en fait une priorité, les considérant comme ses fonctionnaires. Dès lors continuer à lui verser l'argent des contribuables pour, de fait, encourager le terrorisme est-il légitime ? C'est la question que pose l'ONG Palestinian Media Watch et nombre de Parlementaires. Une question que devraient se poser, semble-t-il, tous les Parlementaires des pays démocratiques donateurs.
En octobre 1984 Ron Levy et Revital Seri, tous deux étudiants à l'Université Hébraïque de Jérusalem, faisaient une randonnée dans un wadi près de Jérusalem. Armé d'un fusil qu'il avait volé à un soldat, un Palestinien les avait attaqués, ligotés, avait tiré sur eux à bout portant, les tuant. Jugé, il a été condamné à vie par deux fois. Aujourd'hui Mahmoud Abbas, les ministres de la Culture, des Affaires des prisonniers de l'Autorité palestinienne ou le gouverneur de Ramallah encensent l'assassin, le qualifiant de héros et sa mère dit sa fierté.
La culpabilité du Hezbollah dans l'attentat de Burgas en Bulgarie ne fait plus aucun doute, notamment depuis la récente condamnation d'un membre de l'organisation terroriste chiite libanaise à Chypre. Pourtant, avec en tête une France et une Allemagne timorées, l'Union européenne ne se décide toujours pas à inscrire le « Parti de Dieu » libanais sur sa liste des organisations terroristes. Une réalité et un moyen efficace d'en freiner les dangers grâce aux incidences d'une telle inscription. De retour du Moyen-Orient, le ministre canadien John Baird, presse donc à nouveau l'UE à s'aligner avec son pays, entre autres.
Dans l’accord signé à Amman le 31 mars 2013, le roi de Jordanie et Mahmoud Abbas, qualifié de « Président de l’État de Palestine », citaient des versets du Coran, le rôle de Gardien des Lieux saints dépendant de la mosquée Al-Aqsa du roi hachémite, le fait que son territoire n’est pas concerné par « le désengagement jordanien de Cisjordanie de 1988 », « le statut sacré de Jérusalem pour l’islam », Jérusalem « faisant partie du territoire de l’État de Palestine » ou, faisant fi de ce qui se déroule dans la Syrie voisine, ses liens avec Arabes et musulmans de la Oumma. But de l’accord : défendre la mosquée et Jérusalem contre Israël...
« Les États-Unis attachent une très grande importance à leur étroite collaboration avec à la fois la Turquie et Israël » déclarait Barack Obama à l'annonce de la restauration des liens entre les deux pays, annoncée à la fin de sa visite en Israël. Le Président américain disait son approbation, espérant voir s'instaurer une coopération approfondie. Restauration à laquelle il a certainement œuvré. Dans un communiqué Benyamin Netanyahou évoquait d'ailleurs leurs conversations. Le prix à payer aura été des excuses d'Israël pour « les erreurs » dans la gestion de l'incident impliquant le Mavi Marmara.
Suite à une campagne de pressions menée par UN Watch avec la star de cinéma Mia Farrow, les démocraties occidentales se sont finalement prononcées contre le rôle croissant du Soudan, dont le dirigeant Omar Al-Bashir est recherché par la Cour Pénale Internationale pour crime de génocide, au sein du Conseil économique et social de l'ONU, un organisme de premier plan en matière de droits de l'homme. Le résultat a été que la nomination du Soudan à la présidence du département des affaires humanitaires de l'ECOSOC a été écartée. Ce qui a été le premier revers pour le Soudan depuis de nombreux mois : en novembre, il avait été élu membre du Conseil économique et social avec l'appui de dix États de l'UE, au moins, en janvier, il avait été nommé vice-président.
La réconciliation tant de fois annoncée entre Autorité palestinienne et Hamas ne s'est toujours pas concrétisée et, au-delà des effets d'annonce, une guerre larvée persiste. Un des derniers épisodes en date en a été la fermeture du Passage Kerem Shalom par le Hamas, passage par où entrent au quotidien, depuis Israël, des tonnes de vivres et biens divers dans la Bande de Gaza. L'occasion, d'ailleurs, d'évoquer le travail crucial, mais trop peu connu du Coordonnateur des Activités Gouvernementales dans les Territoires – COGAT – en coopération avec l'Administration palestinienne des Territoires. Ce qui permet aux Gazaouis de ne manquer de rien d'essentiel, voire même de superflu.