La police turque a procédé tôt mardi 18 juin à des dizaines d'arrestations dans des milieux d'extrême-gauche en lien avec les manifestations antigouvernementales qui secouent le pays depuis la fin mai.
Le gouvernement turc a menacé vendredi 14 juin 2013 de faire intervenir l'armée pour empêcher les éventuelles manifestations à Istanbul et dans toute la Turquie, a indiqué lundi 17 juin 2013 le vice-Premier ministre Bulent Arinç.
Au lendemain de l'évacuation musclée des occupants du parc Gezi, le Premier ministre a réuni des dizaines de milliers de partisans à Istanbul tandis que deux syndicats appellent à la grève générale lundi 17 juin 2013.
La Turquie est un cas d'école et, depuis plusieurs années, tous les yeux de notre Vieux Monde sont rivés sur elle. À juste titre. Dix-huitième PNB du monde, c'est une boule d'énergie de 75 millions d'habitants qui, aux portes de l'Europe, écrit l'avenir et contredit les idées reçues.
Le calme était revenu dans la nuit de mardi 11 à mercredi 12 juin 2013 sur la place Taksim, au centre d’Istanbul, après vingt heures d’affrontements entre policiers et manifestants. Après les dernières échauffourées sur les rues donnant accès à la place, bastion de la contestation au Premier ministre Recep Tayyip Edrogan depuis le 31 mai, la police anti-émeute a tiré ses dernières salves de gaz lacrymogènes vers 3 heures (2 heures en France).
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rencontrera mercredi 12 juin 2013 des dirigeants du mouvement qui mène depuis dix jours des manifestations contre le projet immobilier de la place Taksim à Istanbul, a annoncé lundi 10 juin le vice-Premier ministre Bülent Arinç.
En déplacement jeudi 6 juin 2013 à Tunis, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré refuser de céder aux rassemblements qui agitent la Turquie depuis une semaine et a accusé une organisation terroriste ainsi que sept étrangers de participer aux troubles.
La tension reste vive en Turquie au sixième jour des manifestations contre le Premier ministre islamiste Recep Tayyip Erdogan, qui ont vu de nouveau des milliers de personnes descendre dans les rues d'Istanbul et d'Ankara.