La Jordanie a lancé un « dernier avertissement », jeudi 6 juin 2013, à l’ambassadeur de Syrie, en menaçant de le déclarer persona non grata s’il continuait à insulter le royaume, sur fond de tensions croissantes entre les deux pays voisins.
La Jordanie accueille désormais un demi-million de réfugiés syriens sur son sol. 100.000 dans le seul camp de Zaatari, au nord du pays où le nombre d'habitants a doublé avec ces arrivées massives. Amman a tenté de faire face tant bien que mal, appelant à l'aide la communauté internationale. Mais, devant le faible niveau de soutien, et la catastrophe qui s'annonce, la Jordanie a mis provisoirement en œuvre une menace plusieurs fois brandie en fermant sa frontière avec la Syrie.
Le président israélien Shimon Pérès participera dimanche 26 mai 2013 au Forum économique mondial (WEF) en Jordanie. Il devrait faire une allocution, et rencontrera des dirigeants internationaux, notamment des pays arabes, en marge de cet évènement.
Le nombre de réfugiés affluant de Syrie vers la Jordanie pourrait représenter 40 % de la population jordanienne au milieu de l'an prochain, a estimé le chef de la diplomatie de ce pays, Nasser Judeh, au cours d'un déplacement à Rome vendredi 10 mai 2013.
Si la guerre syrienne opère insensiblement, au grand dam des Frères musulmans jordaniens, un rapprochement entre le royaume hachémite et Israël, c'est que les deux pays ont un ennemi commun : l'Islam radical. À Amman comme à Jérusalem, la crainte de voir des mouvements comme le Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida, bénéficier du transfert d'armements sophistiqués s'est nettement renforcée.
Le quotidien Al-Quods-Al-Arabi rapporte qu'un groupe d'émeutiers qui tentaient de pénétrer dans l'ambassade d'Israël à Amman dans la nuit du 8 au 9 mai a été repoussé par les forces de l'ordre. Parallèlement le gouvernement du royaume hachémite demande une réunion d'urgence de la Ligue arabe pour condamner « les agressions israéliennes répétées contre la mosquée al-Aqsa et Jérusalem occupée », selon l'agence de presse jordanienne Petra. Le tout dans la foulée des troubles sur le Mont du Temple et de l'arrestation du Mufti de la mosquée, relâché depuis.
Amman s’est déclaré opposé, ce jeudi 18 avril 2013, à toute intervention militaire en Syrie, après l’annonce par les Etats-Unis du renforcement de leur dispositif militaire en Jordanie et l’avertissement lancé par le président syrien sur un débordement du conflit dans le royaume voisin.
En Jordanie, un premier groupe d'une centaine de réfugiés syriens s'est installé, mercredi 10 avril 2013, dans un nouveau camp de 5 hectares, dont l'installation a été financée par les Émirats Arabes Unis. Le pays avait ouvert à l'été 2012 un premier camp, Zaatari. Mais ce dernier accueille aujourd'hui quelque 150 000 personnes et sa capacité d'accueil est dépassée.
Le roi Abdallah II de Jordanie sera reçu, le 26 avril 2013, par le président des États-Unis Barack Obama à la Maison-Blanche, pour évoquer notamment le dossier syrien, a annoncé vendredi 5 avril l’exécutif américain.
Dans l’accord signé à Amman le 31 mars 2013, le roi de Jordanie et Mahmoud Abbas, qualifié de « Président de l’État de Palestine », citaient des versets du Coran, le rôle de Gardien des Lieux saints dépendant de la mosquée Al-Aqsa du roi hachémite, le fait que son territoire n’est pas concerné par « le désengagement jordanien de Cisjordanie de 1988 », « le statut sacré de Jérusalem pour l’islam », Jérusalem « faisant partie du territoire de l’État de Palestine » ou, faisant fi de ce qui se déroule dans la Syrie voisine, ses liens avec Arabes et musulmans de la Oumma. But de l’accord : défendre la mosquée et Jérusalem contre Israël...