Ce furent de beaux jeux Olympiques, avec un lot fourni d’émotions et d’images fortes et belles. Mais il y a eu aussi cette blessure morale, cette minute de silence qui n’en fut pas et qui nous a rappelé que les victimes israéliennes ne seraient peut-être pas tout à fait, pour certains, aussi respectables que d’autres.
Alors que les XXX èmes Jeux Olympiques de l'ère moderne s'achèvent à Londres où ils ont été marqués par le refus des organisateurs de rappeler, par une cérémonie appropriée, le souvenir du massacre des athlètes et des dirigeants israéliens lors des Jeux de Munich en 1972, il nous a paru opportun de publier à nouveau une recension parue dans la Newsletter du CRIF le 22-10-09 sur un ouvrage essentiel à qui veut connaître la place des champions juifs dans l'histoire sportive mondiale et leur attitude face à l'antisémitisme.
Devant un public de près de 1000 personnes, Mme Romano, veuve de l’haltérophile Yosef Romano, a déclaré à Jacques Rogge: "Vous serez inscrit dans les pages de l'histoire comme un ancien athlète qui est devenu un président et a violé les appels de la Charte Olympique pour la fraternité, l'amitié et la paix ... votre voie est la voie de l’ignorance et du déni. Rappelez-vous, les derniers souffles de nos proches ont été pris dans les cinq anneaux olympiques, qui sont encore sanglants. "
1/ Les Jeux Olympiques : comme chacun, nous sommes impressionnés par les exploits des athlètes français, nageurs ou judokas ou du kayakiste Tony Estanguet, triple champion olympique.
Le Crif constate que le CIO a refusé d’écouter les nombreuses demandes qui lui avaient été faites d’observer au cours de la cérémonie d’ouverture une minute de silence en hommage aux 11 athlètes israéliens assassinés il y a quarante ans lors des Jeux Olympiques de Munich.