Revue de presse
Publié le 2 Juillet 2012

Partie civile, un des frères Merah rencontre le président du CRIF

Dans un entretien au Point.fr, le 19 juin dernier, Abdelghani Merah (photo), frère aîné du tueur de Toulouse Mohamed Merah, avait eu des mots très durs contre leur père, Mohamed Benalel Merah, qui vit désormais en Algérie, près de Médéa. Il l'avait accusé d'avoir laissé toute la fratrie avec leur mère pour retourner vivre de l'autre côté de la Méditerranée. «On dit qu'il cherche à établir des responsabilités dans la mort de son fils. Mais le premier responsable de cette horreur, c'est lui. Quand il parle, je me dis: mais faites-le taire (...) C'est une honte totale. Son combat n'est pas le mien. Il devrait s'interroger sur ses propres erreurs qui ont abouti à faire de son fils un monstre rempli de haine», avait-il alors déclaré.

« Il lui a redit son soutien aux familles des victimes et, surtout, que le comportement de son frère ne pouvait pas être assimilé aux siens, ni à la communauté musulmane »

Abdelghani, qui s'exprimait là pour la première fois sur les crimes commis par son frère, le qualifiant de «monstre rempli de haine», s'est constitué vendredi 29 juin 2012, partie civile pour «être vecteur de cette parole différente» de sa famille. «Il condamne les propos de son père qui porte plainte et veut faire entendre sa voix» dans cette affaire qui a ému toute la France, a confié son avocat.

 

Le même jour, pendant une heure,  Abdelghani Merah a rencontré Richard Prasquier, président du CRIF. «Il lui a redit son soutien aux familles des victimes et, surtout, que le comportement de son frère ne pouvait pas être assimilé aux siens, ni à la communauté musulmane», a ajouté son conseil. Ce dernier a souligné «l'accueil et la gratitude pour ses propos» que lui a réservés le président du CRIF.

 

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