Revue de presse
Publié le 15 Juin 2012

Iran : le printemps raté

Premier pays musulman à s'être soulevé contre son gouvernement en juin 2009, l'Iran paraît aujourd'hui à la traîne face aux succès du Printemps arabe. Trois ans jour pour jour après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence du pays, qui a provoqué la plus grave crise qu'ait jamais connue la République islamique, le mouvement vert de contestation semble avoir disparu. "Le mouvement n'est pas mort", affirme au Point.fr Ardeshir Amir Arjomand, haut conseiller de Mirhossein Moussavi (leader de l'opposition) et porte-parole du Conseil de coordination du chemin vert de la liberté. "Il est simplement rentré dans une nouvelle phase démocratique", insiste-t-il. 

« Le mécontentement populaire et la frustration qui ont conduit les Iraniens dans la rue en 2009 et 2010 n'ont pas disparu et se sont même accentués »

"Le mécontentement populaire et la frustration qui ont conduit les Iraniens dans la rue en 2009 et 2010 n'ont pas disparu et se sont même accentués", renchérit de son côté Karim Sadjadpour, chercheur associé au Carnegie Endowment. "Mais l'expérience décevante de la révolution de 1979 a opposé beaucoup d'Iraniens à la perspective d'un autre changement brusque. Tandis que le mot "révolution" possède aujourd'hui dans la rue arabe une connotation romantique, en persan, c'est un mot qui représente le passé, pas l'avenir", note l'analyste…

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