Les chefs de la diplomatie de l'OTAN ont condamné, ce mercredi 24 avril 2013, le programme d'armement nucléaire de la Corée du Nord, sa récente escalade verbale et ses menaces, alors que Pyongyang a réitéré mardi son exigence d'être reconnue comme puissance nucléaire.
Professeur d'histoire à l'université Kookmin, à Séoul, Andreï Lankov est un spécialiste respecté de la Corée du Nord. Il redoute plus une guerre civile qu'un conflit armé avec le Sud.
Comment comprendre les récentes provocations de Pyongyang?
Andreï Lankov : D'abord, le gouvernement nord-coréen est sans doute moins stable qu'on le dit. Selon mes informations, Kim Jong-un est confronté à un manque de popularité. Il est dans son intérêt d'attiser une atmosphère de crise et d'entretenir l'idée que le pays est assiégé et que sa survie dépend du leader.
Les images se veulent terrifiantes. Sur la vidéo de quelques secondes, des soldats chargent des canons, un viseur pointe la Maison-Blanche et, dans une grande explosion, le Capitole part en fumée. Le tout sur fond de musique triomphante.
Les diplomates européens se demandent s'ils doivent évacuer leurs personnels. La France, qui n'a pas d'ambassade à Pyongyang, n'envisage pas pour l'instant le départ des ressortissants français présents sur place malgré l'escalade verbale.
Dans sa langue toute diplomatique, le quai d’Orsay dit prendre la situation en Corée du Nord «au sérieux» et demande «instamment» à Pyongyang de «s'abstenir de toute nouvelle provocation». Il faut dire que le régime de Kim Jong Un les multiplie. Il vient d’installer un deuxième missile de moyenne portée sur sa côte Est, alimentant les craintes d'un tir imminent, et averti qu'elle ne pouvait plus garantir la sécurité des missions diplomatiques à Pyongyang à compter du 10 avril en cas de conflit. Allant jusqu’à suggérer aux diplomates présents sur place de quitter le pays.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est déclaré jeudi 4 avril 2013 profondément préoccupé par la surenchère rhétorique en Corée du Nord, au cours d’une conférence de presse à Monaco.
Après six ans à l'arrêt, le site de Yongbyon est en cours de redémarrage, selon les autorités nord-coréennes. Face aux inquiétudes sud-coréennes, les États-Unis envoient des renforts dans la région.
La Corée du Nord a franchi une nouvelle étape mardi 2 avril 2013 dans son bras de fer avec la communauté internationale en annonçant son intention de redémarrer un réacteur nucléaire arrêté en 2007 malgré les résolutions de l’ONU lui interdisant tout programme atomique.
Il est rare qu'un diplomate iranien s'exprime à découvert. Surtout sur un sujet aussi sensible que l'épineux dossier nucléaire iranien. Ancien consul général de l'ambassade d'Iran en Norvège, Mohammad Reza Heydari a fait défection en janvier 2010 après la répression des opposants à la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. À l'occasion de la réunion capitale entre l'Iran et le groupe des 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) pour trouver une issue à l'insoluble crise du nucléaire iranien, l'ex-diplomate se penche sur les vraies raisons qui motivent Téhéran à ne pas céder d'un iota face à l'Occident.
Il n'a pas fallu plus d'une heure aux 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, réuni d'urgence à huis clos mardi 12 février 2013, pour s'entendre sur un texte condamnant fermement le troisième essai nucléaire nord-coréen et menaçant de prendre des "mesures appropriées". La déclaration unanime, qui qualifie cet essai de "menace claire pour la paix et la sécurité internationales", et de "violation grave" des résolutions des Nations unies, a été lue par le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kim Sung-hwan, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil en février.
La Corée du Nord a conduit mardi 12 février 2013 son troisième essai nucléaire. Pyongyang confirme avoir procédé "avec succès" à ce nouveau test "souterrain" et précise que cette opération avait pour but de "protéger la sécurité nationale et (la) souveraineté" du pays "contre l'hostilité continue des États-Unis".
Le 24 janvier dernier, Pyongyang annonçait son intention de procéder à un nouvel essai nucléaire, le troisième depuis 2006. Un défi à "son ennemi juré", les États-Unis, et un projet dénoncé avec force, notamment par la Corée du Sud. "Si le Nord se trompe et commet une nouvelle action provocatrice, il devra faire face à des conséquences graves", a indiqué Séoul.